L'impact du Coronavirus sur les sociétés de transport

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Après plusieurs semaines de confinement durant lesquelles le transport de personnes a été fortement impacté, le réveil apparaît douloureux pour ces entreprises. Les dépôts de bilan risquent de se multiplier dans les prochaines semaines, engendrant par la suite des pertes sur créances pour de nombreuses entreprises rattachées à ce secteur. Un secteur qui par ailleurs empreinte beaucoup pour financer des infrastructures coûteuses.

L’impact sur les sociétés de transport est d’autant plus important que les entreprises sont modestes. Dans l’Oise, un des départements le plus touché par le coronavirus, la dirigeante de GFM, une PME du transport de personnes comptant une vingtaine de salariés, a affirmé perdre plus de 70%. L’impact de la crise du coronavirus aurait donc été aussi important, voire même plus, sur le secteur des transports que dans la restauration. Ce secteur n’a en effet.

LE FRET CHINOIS 2 MOIS A L’ARRET : conséquences durables sur les sociétés de transport européennes.

Les conséquences sur le transport de marchandises sont aussi à notifier. Certes, l’impact du confinement sur le transport de personnes a été plus poignant, mais à l’heure de la mondialisation et l’interdépendance mondiale, la crise sanitaire en imposant la fermeture des frontières, ralentit brusquement le transport de marchandises.

Durant le confinement, les conteneurs étaient bloqués dans les ports de Chine. Après mars, même si les échanges de marchandises ont repris, l’ouverture des usines s’est faite doucement. En Mars, alors que la Chine commençait à déconfiner, le taux de redémarrage des usines plafonnait à 50% seulement. Le ralentissement de la production chinoise a largement aussi impacté le fret international, alors même qu’il était en grande difficulté suite de la fermeture des frontières et donc des échanges entre la Chine et le reste du monde.

Suite au ralentissement de l’activité dans le secteur des transports, la trésorerie ne cesse de s’amaigrir et les dirigeants pensent alors de plus en plus au dépôt de bilan.  Le dirigeant de Trans Breizh, PME dans le Morbihan, témoigne des difficultés qui adviendront dans le journal Ouest-France. Lui, comme beaucoup de PME du transport, ne disposent généralement pas plus de 2 mois d’avance sur trésorerie, ce qui ne suffira probablement pas si le redémarrage dans le secteur n’est pas rapide.

Un secteur fortement composé de TPE/PME que la crise risque de fortement impacter.

Le secteur des transports est un secteur de TPE/PME. Composé à plus de 84% d’entreprises de moins de 10 salariés, et seulement à 0.2% dans des entreprises de plus de 250 salariés.

Ces entreprises fragiles risquent pour un grand nombre de ne pas pouvoir s’en sortir, du fait d’un manque de trésorerie les obligeant à déposer le bilan, avant même que ces entreprises puissent retrouver une activité normale.

Toutefois, ce secteur représente un réel poids économique, celui-ci doit obliger l’Etat à se saisir de la question en offrant à ces entreprises des avances de trésorerie, le temps simplement que l’activité reprenne car elle reprendra bien un jour.

En quelques chiffres, le secteur du transport de marchandises représente :

  1. Environ 35 000 entreprises qui impactent fortement l’emploi dans certaines régions (notamment les régions frontalières)
  2. Environ 350 000 salariés
  3. 43 Mds de C.A.

 

Même les géants du transport sont menacés :

Des géants du transport aérien notamment se montrent de plus en plus inquiet et envisagent des plans de restructuration et des coupes budgétaires pour limiter l’impact de la crise, sachant qu’encore aujourd’hui la plupart des avions restent cloués sur le tarmac.

La compagnie British Airways envisage en effet 12 000 suppressions d’emplois, alors que le groupe Ryanair menace lui les syndicats de la compagnie d’un ultimatum : baisse de 20% des salaires des pilotes et co-pilotes OU suppression licenciements de 29% des co-pilotes de la compagnie.

D’autres comme Air France KLM ou Lufthansa annoncent des plans de restructuration, bien qu’ils aient obtenu des Etats des aides de financement pour compenser les mois d’inactivité. Pour Air France KLM, il s’agira de prêts directs ou garantis entre 9 et 11 Mds d’euros, tandis que l’Etat Suisse offre à sa compagnie Lufthansa environ 1.2 Mds de prêts.

Spécialisé dans la comptabilité et l’externalisation de services pour les entreprises de transport, le Cabinet Audit-Experts – cabinet d’expertise-comptable à Paris 8 intervient sur toute la France et offre aux dirigeants des entreprises une réactivité appréciée.